L’impact de la Coupe du monde de football de 1998 en Île-de-France
Hélène Sallet-Lavorel, Paul LecroartArticle extrait du Cahier Espaces n°74 - Événements, tourisme et loisirs
Editions Espaces tourisme & loisirs
Août 2002 - 13 pages
Depuis la candidature de la France à la Coupe du monde de football en 1988 jusqu’à son déroulement en 1998, son organisation a été marquée par de profondes évolutions politiques et conjoncturelles. Sa complexité fut conditionnée par la nécessité de concilier les objectifs de nombreux partenaires : l’État, le Comité français d’organisation, la région Île-de-France, les collectivités locales, dont Saint-Denis, où ont eu lieu certains des matches les plus importants. Elle a généré un important impact socio-économique, surtout en termes d’emplois liés à l’organisation, à la gestion de l’événement, et aux chantiers à Saint-Denis. Le Stade de France y fut conçu comme un levier de développement économique durable, et où une clause de “mieux-disant social” fut imposée aux futurs maîtres d’œuvre et concessionnaires. En matière d’accueil, la Coupe du monde devait renouveler l’image du pays, première destination touristique mondiale, et de sa capitale, tout en étant une grande fête populaire, dont les risques devaient être maîtrisés. Le bilan touristique a été satisfaisant en Île-de-France, surtout à Saint-Denis. Marqué par la victoire de l’équipe de France en finale, le Stade de France est devenu à la fois un lieu de vie locale, la scène de grandes manifestations sportives, culturelles et festives, ainsi qu’un équipement touristique à part entière, notamment pour le tourisme événementiel et d’affaires.
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