La renaissance de Naples. Réussites et ambiguïtés
Pascale FromentArticle extrait du Cahier Espaces n°78 - Tourisme urbain
Editions Espaces tourisme & loisirs
Juillet 2003 - 11 pages
3.00 euros (format pdf)
Du point de vue du tourisme urbain, Naples occupe une position paradoxale en Italie : malgré l’importance de son patrimoine historique, qui devrait faire d’elle l’une des villes les plus fréquentées du pays, elle est restée longtemps à l’écart des flux touristiques, laissée pour compte des circuits des villes d’art italiennes. En juillet 1994, la réunion du G7 a constitué en quelque sorte l’acte fondateur d’une renaissance napolitaine, dont la presse nationale et internationale s’est largement fait l’écho. L’une des clefs du succès de la politique municipale dans la “reprise en main” de la ville, après des années d’incurie, est d’avoir articulé le court et le moyen terme, associant pragmatisme et réformisme, en redorant les façades tout en préparant les mutations à plus long terme. La renaissance de Naples s’est articulée autour de trois types d’action : – la transformation de la ville (le centre historique, les travaux de façade, les artères principales et les monuments emblématiques) ; – la mise en communication de la ville (politique événementielle, couplage art et transport) ; – la mise en tourisme de la ville (restaurants, boutiques…). Le bilan que l’on peut dresser de cette action peut être évalué comme positif à bien des égards. Les bases de la “renaissance napolitaine" restent toutefois fragiles.
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