Gérer les temps de la ville pour éviter la ghettoïsation. L’exemple du centre-ville de Tours
Philippe CallotArticle extrait du Cahier Espaces n°78 - Tourisme urbain
Editions Espaces tourisme & loisirs
Juillet 2003 - 6 pages
3.00 euros (format pdf)
Les rythmes urbains se trouvent modifiés par les évolutions sociologiques des habitants qui cohabitent au sein de la ville. D’un côté, on songe à modifier les horaires d’ouverture des services (transport, commerces de proximité) afin de mieux répondre aux besoins des actifs. De l’autre, la ville offre des espaces aux fêtards noctambules et aux activités diurnes. Ces lieux, et notamment les cœurs de ville, deviennent des espaces de tentations où les “tribus” des temps modernes expriment leurs pulsions. La cohabitation est-elle alors possible entre des groupes humains qui ont des intérêts (commerçants, salariés) et des motivations (sortie de groupe, étudiants, touristes) parfois opposés (riverain actif contre jouisseur noctambule) ? Une enquête menée à Tours permet d’analyser en détail la perception qu’ont les riverains des nuisances du temps de la nuit. Répression, dissuasion et régulation semblent être les actions majeures attendues par ces derniers. Face à l’incivilité des personnes consommatrices ou des acteurs peu disciplinés (commerçants), le choix de réguler le temps dévolu aux loisirs est une nécessité vitale pour le cœur des villes, sous peine de les transformer en espaces de loisirs sans habitants.
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